La halle de La Douze

La halle de La Douze
présentée par l'Association Histoire et Patrimoine de La Douze

Son rôle au cours des siècles
La présence de cette vaste halle à La Douze n'était pas fortuite.
Depuis fort longtemps, l'existence de foires et de marchés donnaient à cette localité une animation que l'on retrouve rarement ailleurs :
en 1565, le marché est le mardi et les 4 foires ont lieu :
le lendemain de la Toussaint le 2 novembre, le jour de la St André le 30 novembre, le jour des Innocents le 28 décembre
et le jour de la St Pierre, le 22 février.
C'est Gabriel d'Abzac, 1er du nom, baron de La Douze mort en 1592, qui déplaça le jour du marché du mardi au jeudi et ajouta 2 foires supplémentaires aux 4 qui existaient déjà : le 30 avril le jour de la
St Eutrope et le 25 juillet le jour de la St Jacques.
L'importance de ces marchés s'explique par le fait que la terre
de La Douze, comprenait le château, préclotures, terres attenantes
de Reilhac et de Vergt d'une superficie de 3000 hectares.
Elle était composée de plusieurs domaines,
un grand nombre de métairies,
une grande forêt, de nombreux moulins et étangs.
Plus tard, au XIX ème siècle, la création d'un champ de foire ou foirail fut nécessaire pour un marché aux bestiaux florissant ; un abreuvoir pour les animaux fut construit à la fontaine du bourg, proche du foirail.
La seigneurie de La Douze fut une juridiction royale, et des jugements étaient rendus dans ce lieu public, témoignage de l'importance de la halle " in burgo de la doza ".
La halle, au cours des ans, a donc fait partie intégrante de la vie
de La Douze et de ses habitants.

Les mesures de La Douze
Le 15 mai 1830, le Conseil Municipal délibère pour " l'établissement de mesures agraires pour la halle de La Douze, nécessaires au bien public, à l'intérêt général et aussi à l'intérêt des particuliers ".
Des recherches nous ont permis de retrouver une liste des mesures de grains de la Dordogne et La Douze possédait ses propres mesures. Ainsi, le boisseau de La Douze valait 3.903 décalitres,
pesait 60 livres, se divisait (ou valait) 8 picotins (4.88).
Le boisseau (le terme venant de boîte, ou bois) correspondait à un poids de froment en bon état, de mouture variable de 32 à 60 livres
sur les marchés périgourdins : tout dépendait de la fertilité du sol
et l'intensité de la production aux environs des lieux de ventes.