l'église de La Douze

Eglise de La Douze





L'église de la Douze a été bâtie aux 14" et 15" s.,
dans un style gothique encore imprégné du roman.
Un clocher-porche massif donne accès
à la nef voûtée d'ogives
qui se prolonge par un chœur de vastes dimensions.
Le clocher,de plan rectangulaire (6,50 m x 5,1 à l'intérieur),
est ouvert de quatre grandes baies.
A l'entrée, on remarquera :
- à gauche, une niche dans le mur ;
- à la croisée des voûtes, un macaron sculpté
- des visages sculptés
L'observation attentive du monument montre quelques restes de constructions plus anciennes que l'église actuelle (au ras du contrefort Sud-Est et du mur de la nef : reste de contrefort roman).
On estime que la construction de l'église remonte à la fin du XIVème siècle. L'état actuel offre les caractéristiques de styles gothiques du XVème siècle. Dans le sanctuaire, sur le chapiteau de quelques-uns unes des colonnes, on remarque des croix sculptées, ce qui indique que l'église fut bénie et consacrée.
Les chapelles sont au nombre de 4 ; celle qui offre le plus grand intérêt est située au nord ;
on l'appelle la chapelle de Narbonne : le tombeau de Pierre d'Abzac, Archevêque de Narbonne,
mort à La Douze le 23 mai 1502 fut déposé dans cette chapelle pendant de longues années :
les fragments de ce tombeau sont actuellement visibles au musée du Périgord.
Une autre curiosité de cette chapelle : une pierre tombale laisse apparaître les armes
de Bertrand II d'ABZAC et de Jeanne de BEYNAC, :
nous pouvons donc supposer l'inhumation de ce couple à cet endroit.
La croix présente sur cette pierre tombale est particulière.
L'autel, sur sa partie basse possède un beau retable en pierre finement sculptée. Sur ce retable se profilent plusieurs personnages : une dame et un chevalier sont en prière
sur un prie-Dieu et devant un livre ouvert.
Les armes sculptées sur ces prie-Dieu ont permis de reconnaître Pierre 1er d'Abzac et son épouse, dame Jeanne de Bourdeille. Bien d'autres dessins surprenants et des symboles dont nous n'avons aucune explication sont à observer sur ce retable …

Le frontispice (partie haute) de l'autel :

une niche, dans laquelle une croix a trouvé sa place,
est encadrée de deux superbes colonnes sur l'entablement desquelles
apparaît quatre fois le mot latin NOLI (refuse).
De part et d'autre de l'autel, deux statues de bois.
La chaire à prêcher est en pierre comme l'autel ;

elle date de la première moitié du XVIème siècle.
Au centre est représenté l'apôtre Saint-Pierre, avec sa clé
.
De part et d'autre, ce sont de fines sculptures parmi lesquelles
on trouve les blasons des familles d'Abzac de La Douze et de Bourdeilles, autrefois bien visibles et le mot NOLI inscrit de nouveau.
A gauche de l'entrée,
les fonts baptismaux
sont installés dans le fût
d'une colonne gallo-romaine
(provenant d'un temple,
de thermes ou d'une villa ?)
décorée de rosaces et de
personnages de facture archaïque.

cette colonne
a été posée
à l'envers.

 

présentation de l'église par l'association Histoire et Patrimoine de La Douze